Bonjour à tous,
Si je lis encore une seule newsletter qui m’explique comment optimiser ma rentrée avec l’IA, je jette mon ordinateur par la fenêtre. De tous ces pitchs pseudo-motivationnels, je n’ai retenu qu’une seule chose : cette anti-question, « Si je voulais cramer toute mon énergie dès cette semaine de rentrée, qu’est-ce que je ferais ? »
Il faut cinq secondes pour se la poser, et toutes nos mauvaises habitudes apparaissent aussitôt : passer quatorze heures par jour derrière un écran, reprendre le sport cinq fois par semaine à haute intensité après l’avoir arrêté tout l’été, mal manger… J’en passe. À bon entendeur (j’ai fait l’exercice aussi).
Ce que l’expatriation change vraiment à votre patrimoine
Si vous avez malgré tout encore un peu la tête en vacances et l’envie irrépressible de vous installer à l’année dans votre dernière destination du mois d’août, je vous invite très fort à écouter cet épisode d’Argent Conté, consacré, entre autres, aux conséquences patrimoniales d’une expatriation : bonne ou mauvaise idée ?
Vous avez été tellement nombreux à m’écrire après l’épisode consacré à la succession que j’ai invité à nouveau Alexia Arno, cette fois accompagnée de son acolyte Gersende Rouet. Toutes deux sont des expertes reconnues dans leur métier, passionnées et passionnantes.
Et puisqu’il n’est pas question d’optimiser chaque minute de cette rentrée, rien n’interdit de profiter de septembre pour regarder son patrimoine avec un peu de recul. Pas pour tout bouleverser, mais pour vérifier que chaque poche joue bien son rôle : disponibilité, rendement, protection ou croissance. C’est précisément dans cette logique que s’inscrit l’opportunité de la semaine.
L’opportunité de la semaine : 8% par an versés chaque trimestre
Dans un patrimoine bien construit, la performance ne repose jamais sur un seul placement. Elle naît de l’équilibre entre disponibilité, rendement et prise de risque. Les produits structurés peuvent apporter une source de revenus complémentaire, selon des règles fixées dès l’origine.
Rendement Mémoire 2026 est adossé à un indice réunissant 50 grandes entreprises mondiales liées à l’économie numérique. Il permet ainsi de s’exposer indirectement aux marchés actions internationaux, sans reproduire mécaniquement l’intégralité de leurs variations.
Le produit vise le versement d’un coupon conditionnel de 2 % chaque trimestre, soit 8 % par an, tant que l’indice n’a pas reculé de plus de 20 % par rapport à son niveau initial. Lorsqu’un coupon n’est pas versé, il reste en mémoire et pourra être récupéré ultérieurement si la condition est de nouveau remplie.
Le produit prévoit également un mécanisme de remboursement anticipé automatique à partir du quatrième trimestre. À défaut, le capital bénéficie, à l’échéance, d’une protection conditionnelle tant que l’indice n’a pas perdu plus de 50 %.
Accessible en assurance-vie ou via un compte-titres, cette solution a vocation à s’inscrire dans une allocation diversifiée, pour rechercher un rendement potentiel régulier tout en conservant une lecture claire des risques.
Vous voulez plus d’informations sur Rendement Mémoire 2026 ? Inscrivez vous ici.
La femme qui a appris à McKinsey à penser
J’ai découvert l’existence de Barbara Minto cet été. J’ai souvent regretté de ne pas avoir fait mes premières armes dans le conseil : j’ai lancé Anaxago en 2012 avec mes associés, avant même la fin de mes études, et je n’ai donc jamais appris tous ces fameux frameworks qui structurent la pensée de nombre de mes petits congénères.
Dès que j’en découvre un, je me jette dessus. Cette rigueur intellectuelle et cette capacité à aller droit au but sont précisément ce à quoi j’aspire assez secrètement… Notamment lorsque j’écoute mon mari raisonner, son cerveau étant directement programmé comme ça. Ses agents IA aussi, apparently…
Alors, qui est Barbara Minto ? Une Américaine, l’une des toutes premières femmes à obtenir un MBA de Harvard Business School, en 1963, puis la première femme titulaire d’un MBA recrutée par McKinsey. Elle y remarque que les consultants, pourtant brillants, produisent souvent des rapports confus. Le problème, comprend-elle, ne vient pas de leur style, mais de leur pensée : ils commencent à écrire avant d’avoir réellement organisé ce qu’ils veulent dire.
Elle développe alors le « principe de la pyramide », devenu depuis une sorte de grammaire universelle du conseil. L’idée est assez simple : commencer par la conclusion, puis dérouler les arguments qui la soutiennent, eux-mêmes étayés par des faits. Autrement dit, ne pas imposer à son interlocuteur tout le cheminement qui nous a conduits à une réponse. Lui donner d’abord la réponse, puis lui permettre de descendre progressivement dans le raisonnement.
Chaque étage doit résumer celui qui se trouve en dessous. Les arguments doivent également être « MECE » (mutually exclusive, collectively exhaustive) c’est-à-dire ne pas se chevaucher, tout en couvrant ensemble l’intégralité du sujet.
Sur le papier, cela paraît presque évident. Dans la vraie vie, c’est redoutablement exigeant. Et c’est précisément ce qui rend la méthode intéressante : la pyramide n’est pas seulement un outil pour mieux présenter ses idées, c’est un moyen de vérifier qu’elles tiennent réellement debout.
Si le sujet vous intrigue, je vous recommande évidemment son livre, Le principe de la pyramide — Écrire, penser et résoudre les problèmes de manière logique, réédité en français chez Eyrolles ce printemps.
Je préfère être honnête : ce n’est pas la lecture la plus légère de l’année. Mais c’est probablement l’une de celles qui peuvent modifier le plus concrètement notre manière d’écrire un mail important, de préparer une présentation ou de défendre une décision.
Et puisque vous insistez : j’ai également découvert un type qui propose cinq prompts pour Claude afin d’écrire ses mails à la manière de Barbara Minto. Je ne les ai pas encore testés ; vous me direz si cela vaut le coup. Si c’est nul, nous essaierons de convaincre Joachim Dupont de partager l’architecture de ses propres agents IA.
Une vraie lecture de rentrée, au sens propre : un peu scolaire, très structurante et immédiatement utile.
Septembre, encore les pieds dans l’eau
Et ce ne serait pas La Pausa sans un petit sujet de bouche. Je vous propose donc une sélection d’adresses les pieds dans l’eau, en France et ailleurs en Europe, qui se savourent encore jusqu’à la fin du mois d’octobre.
Le Poisson Rouge, à Port-Vendres, près de Perpignan. J’en avais entendu parler à la radio et l’adresse était sur ma liste depuis longtemps. Pour celle-ci, j’ai envoyé ma cousine adorée en éclaireur (la région a la chance de compter parmi ses habitantes la médecin la plus humaine et gourmande que je connaisse 🫶🏻).
Son verdict tient en trois mots : foncez sans hésiter. Le lieu est unique et la cuisine est menée par Elmi Rejichi-Lubrano, fameux cuistot catalan natif de Perpignan. Poissons, crustacés, textures et parfums singuliers : un régal qui vaut apparemment largement le détour. Seul bémol apparemment : c’est bruyant et les gens autour sont très insistants pour obtenir une table…
Ö Magazín, à Portofino. Je n’y suis pas retournée depuis des années, mais je garde un souvenir ému de pasta alle vongole, les yeux perdus dans les mouvements de l’eau toute proche. Et comme Portofino est désormais un peu trop touristique (euphémisme) je recommande de s’arrêter juste avant, à Santa Margherita Ligure. On y trouve plusieurs bonnes adresses, comme Angolo 48 ou la Vineria Macchiavello. Elles ne sont pas les pieds dans l’eau, mais sont parfaites pour un dîner sans façon avant une glace de la Gelateria Centrale, à déguster directement sur la plage toute proche.
Surfish, à Costa da Caparica, au Portugal. Celle-ci, c’est davantage pour l’ambiance que pour la table. C’est la vraie cahute de plage : « It’s open when it’s open. » J’aurais du mal à vous la décrire, mais vous posez un pied sur cette terrasse et le temps s’arrête. La vie devient plus douce. Les équipes sont d’une gentillesse nonchalante, presque aussi apaisante que la vue directe sur l’océan. Idéal pour boire un verre en fin de journée.
Sur Mer, le bistrot d’Alexandre Gauthier à Merlimont-Plage. Je rêve de découvrir ce bistrot de plage qui propose, apparemment, une cuisine simple de poissons et crustacés mais magnifiquement exécutée sous la houlette d’Alexandre Gauthier, le génie derrière La Grenouillère et bon nombre d’autres adresses de la région.
Si vous ne connaissez pas son parcours, je vous invite à écouter cette émission sur France Inter : un bonbon.
Pas vraiment les pieds dans l’eau, mais une institution à ne pas manquer : La Merenda, à Nice. D’autant que mes voisins de table m’ont confié cet été que le chef formait actuellement son successeur et que son départ, initialement prévu pour la fin du mois d’août, avait finalement été repoussé au printemps.
Cela faisait des années que je tannais mon mari pour y aller. La réservation enfin en poche, j’avais presque peur d’être déçue. C’était divin. Vraiment tellement bon que j’ai failli goûter l’assiette de tripes de mon voisin.
Le service est rapide et sympathique, les assiettes très épurées subliment les produits du coin, et même la tarte à la tomate m’a conquise, la recette est disponible ici, d’ailleurs. Il se pourrait même que nous ayons récupéré le WhatsApp du responsable des réservations : si jamais vous avez du mal à obtenir une table, vous me dites…
Le Duplex, au Moure Rouge, à Cannes. Si vous aimez la Côte d’Azur, mais pas les adresses clinquantes, cette petite pépite se cache tout au bout de la Croisette. Les assiettes sont bonnes et généreuses, mais mon truc préféré, ce sont les omelettes du matin. Moi, j’appelle cela des « omelettes de palace » : vous savez, celles qui sont roulées, luisantes de beurre et parfaitement baveuses ? Eh bien, sachez que le cuistot du Duplex sert exactement ce genre d’omelettes, et qu’en manger une le matin, après la nage, est un luxe de tous les instants.
Et bien sûr, toujours, Le Poisson Bulle à Cagnes-sur-Mer — je vous en ai parlé vingt fois, mais certaines adresses méritent que l’on radote.
Voilà : la rentrée, oui, mais avec vue mer.
Prenez soin de vous,
Caroline Lamaud Dupont
Les images qui illustrent cette newsletter sont celles de la Villa Kérylos, que j’ai, cette année encore, oublié d’aller visiter. Trônant à Beaulieu-sur-Mer face à la Méditerranée, cette villa néo-hellénistique a été imaginée au début du XXᵉ siècle par l’archéologue Théodore Reinach comme une reconstitution savante d’une demeure de la Grèce antique. Marbres, mosaïques, fresques et péristyle ouvert sur le large : elle mérite assez largement le détour. Je la remets donc, avec une constance admirable, tout en haut de ma liste pour l’année prochaine. Vous trouverez sur le site de la Villa Kérylos son histoire, ses horaires et toutes les informations pour organiser votre visite et peut-être vous montrer plus disciplinés que moi.
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