Lisboa
Newsletter #258
Bonjour à tous,
Cette semaine, on parle de ce que l’on protège, de ce que l’on transmet, et de ce que l’on garde vivant. Son capital, d’abord, dans un environnement de taux encore incertain. Son entreprise, ensuite, quand certains dirigeants choisissent de penser la transmission autrement que par le seul prisme patrimonial. Ses modèles économiques, aussi, à l’heure où l’IA vient gentiment (ou pas) rappeler à certains SaaS qu’un abonnement annuel doit encore se mériter. Et puis, pour finir, son goût des bonnes adresses, avec un carnet portugais qui donne très envie de prendre un billet pour Lisbonne.
L’opportunité de la semaine : viser le rendement sans renoncer à la prudence
Entre tensions géopolitiques, inflation persistante et marchés volatils, de nombreux investisseurs choisissent aujourd’hui de privilégier la prudence. Dans ce contexte, les solutions offrant une protection intégrale du capital à l’échéance retrouvent naturellement leur place au sein d’une allocation patrimoniale.
C’est précisément l’ambition du produit Rendement Taux Juin 2026 : permettre aux investisseurs de valoriser leur trésorerie tout en bénéficiant d’un niveau de protection élevé.
Son fonctionnement repose sur un indicateur simple et largement suivi par les marchés : l’EURIBOR 12 mois. Tant que celui-ci demeure inférieur à 3,00 % lors des dates de constatation prévues, le produit permet de viser un objectif de rendement annuel conditionnel de 7,00 %.
Ce choix d’indice nous paraît particulièrement pertinent. L’EURIBOR reflète directement les anticipations des marchés concernant l’évolution des taux d’intérêt en Europe. Aujourd’hui situé autour de 2,80 %, il se trouve déjà dans une zone compatible avec les conditions de versement du rendement visé.
Le produit intègre également un mécanisme de remboursement anticipé. Si l’EURIBOR 12 mois atteint un niveau de 2,00 % lors d’une date d’observation, le produit peut être rappelé automatiquement, avec restitution du capital et versement des gains potentiellement acquis. Une situation qui pourrait correspondre à un retour progressif vers un environnement de taux plus normalisé au cours des prochaines années.
Ce que nous apprécions particulièrement dans cette solution :
Une protection intégrale du capital à l’échéance (hors défaut de l’émetteur), pour traverser les périodes de volatilité avec davantage de sérénité.
Un objectif de rendement annuel conditionnel de 7,00 %, lié à l’évolution d’un indicateur de marché simple à comprendre.
Un sous-jacent transparent, l’EURIBOR 12 mois, qui intègre déjà les anticipations de taux des acteurs financiers.
Une liquidité permanente, avec la possibilité de revendre le produit avant son échéance, même si la protection du capital ne s’applique qu’à terme.
Cette solution s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux personnes morales souhaitant placer une trésorerie disponible ou des liquidités en attente d’opportunités d’investissement, tout en conservant un niveau élevé de protection.
La souscription est ouverte jusqu’au 30 juin 2026.
Découvrir le produit en cliquant ici
Quand la transmission devient un acte de gouvernance
Il y a des successions qu’on prépare avec des holdings, des pactes Dutreil, des donations-partages et beaucoup de tableaux Excel. Et puis il y a celles qui ressemblent presque à un geste politique. Édouard Sauer, dirigeant de KS Groupe, a engagé avec son frère Jérôme un processus rare en France : transmettre progressivement leur entreprise à leur fonds de dotation.
L’idée n’est pas de vendre au plus offrant, ni d’optimiser une sortie, ni même d’organiser classiquement l’héritage familial. Elle est de sanctuariser l’entreprise, sa mission et sa gouvernance dans le temps long, en s’inspirant des modèles de fondations actionnaires très présents en Europe du Nord. Concrètement, cela revient à accepter une forme de dépossession : faire passer l’entreprise d’un patrimoine familial à un actif durable, protégé des querelles d’héritage, des logiques d’accumulation et des arbitrages court-termistes. “Je ne crois pas au ruissellement financier. Je crois au ruissellement des valeurs”, résume Édouard Sauer. La formule est belle, mais surtout elle dit quelque chose d’assez profond sur le moment que nous traversons : la transmission n’est plus seulement une affaire fiscale ou patrimoniale. Elle devient aussi une question de responsabilité. En lire plus dans Le Nouvel Obs
Et puisque derrière chaque transmission d’entreprise familiale, il y a rarement seulement des statuts, des parts sociales et des considérations fiscales, mais aussi des frères, des sœurs, des enfants, des loyautés anciennes et parfois quelques bombes à retardement émotionnelles, le sujet fera écho au prochain épisode d’Argent Conté, consacré à la médiation dans les entreprises familiales. Parce qu’avant de transmettre sereinement, il faut souvent commencer par réussir à se parler. Ça sort dimanche prochain avec le génial Paul Rolland à mon micro, l’homme médiate comme il respire, rit, aime la vie et les bons vins. Les meilleurs ingrédients, selon moi, pour un épisode réussi. Je vous dit à la semaine prochaine pour celui-ci ;)
Et en attendant n’hésitez pas à vous rattraper avec celui sur l’Or, les Bijoux Anciens, ou encore la Succession !
SaaSpocalypse now ?
Dans la catégorie “outil parfaitement inutile donc absolument indispensable”, Étienne Portais a partagé cette semaine une petite pépite : le SaaSpocalypse Survival Scanner. Le principe est aussi cruel que réjouissant : vous entrez le lien d’un SaaS, l’outil l’analyse, lui attribue une note de risque d’obsolescence face à Claude et ajoute quelques commentaires délicieusement assassins.
C’est drôle, un peu méchant, très addictif — et finalement assez utile pour poser une vraie question : quels logiciels survivront à l’IA générative, et lesquels n’étaient au fond que des interfaces un peu chères posées sur une tâche simple ? Évidemment, la “SaaSpocalypse” est sans doute plus alarmiste dans son nom que dans sa réalité. Tout le monde n’a ni l’envie ni la compétence de passer trois week-ends à bricoler sa propre application avec Claude. Mais le signal est là : les SaaS qui se contentent de faire une seule chose basique, sans vraie profondeur produit, sans données propriétaires, sans workflow intégré ni marque forte, vont devoir justifier beaucoup plus sérieusement leur abonnement annuel. Et quelque part, ce n’est pas une apocalypse. C’est juste un très bon ménage de printemps.
Lisbonne, selon Shoranne
La divine Shoranne Lievaux a accepté de partager avec moi ses meilleures adresses portugaises. Shoranne, pour ceux qui ne la connaissent pas encore, c’est un peu la magicienne derrière certains des dîners les plus beaux, et les plus discrets, de la capitale. Et attention, je ne parle pas de “dinette”… elle va me tuer en lisant ce mot, vu le niveau de ses tables. Je parle de ces dîners où l’on vient autant pour l’assiette que pour les conversations, où s’échangent sagesse, secrets business et ambitions politiques.
Après avoir œuvré pour Les Napoléons, Shoranne a lancé son agence il y a un peu plus d’un an. Elle accompagne aujourd’hui des entreprises qui cherchent à développer leur influence par ce que la France fait encore de mieux : le soft power, le vrai. Le sens de la table, l’art de recevoir, et l’intelligence des gens que l’on choisit de faire asseoir autour. Vous pouvez la suivre sur LinkedIn ou vous inscrire à sa newsletter gratuite.
Mais revenons à nos moutons portugais. Shoranne connaît bien Lisbonne, notamment grâce à ses attaches familiales, et m’a ouvert son carnet d’adresses. Autant vous dire qu’il donne très envie de réserver un billet.
Pour commencer, direction les boulangeries Gleba, présentes à plusieurs endroits dans la ville, notamment pour goûter leurs pão de queijo. J’aimais déjà beaucoup Shoranne avant qu’elle ne m’avoue sa passion pour ces petits pains au fromage (je rêve encore de ceux que je goutais au Brésil il y a dix ans). À ajouter aussi sur la liste : Bibs, pour leur sandwich au pastrami, et les coffee shops Albi, ou doBeco dans lequartier de Santos.
Côté sucré, Shoranne est formelle : les meilleures glaces de la terre seraient chez Nannarella, avec une mention spéciale pour celle à la figue. Et puis il y a le Landeau Chocolate Cake. Au Portugal, en dehors du pastel de nata, ce gâteau au chocolat est devenu une petite légende. Certains médias, jusqu’au New York Times, l’ont même qualifié de “meilleur gâteau au chocolat du monde” je n’irais pas jusque-là sans enquête approfondie, évidemment. Mais quand Shoranne m’en a parlé, elle n’arrivait presque pas à le décrire. Ses yeux brillaient. Elle a seulement précisé qu’il se conservait très bien et qu’il était apparemment parfait au petit-déjeuner le lendemain. Argument recevable.
Pour dîner, elle recommande Da Noi, à réserver très en avance, en demandant si possible une place au bar et en gardant de la place pour la tarte à la banane. Elle cite aussi Insaciável, pour son ambiance lisboète et sa carte des vins d’inspiration française, Calma, pour un dîner romantique en terrasse, et Último Porto, au milieu des docks et des immenses conteneurs, où l’on mange du très bon poisson frais cuit à la braise.
Il y a aussi Ponto Final, évidemment, incontournable pour la vue magique sur Lisbonne. L’adresse est devenue très touristique, mais l’alternative de Shoranne est maligne : passer avant par le marché de Príncipe Real (uniquement le samedi matin), acheter quelques fruits et bons produits, puis s’installer sur les pelouses près de Ponto Final pour profiter de la vue sans forcément passer par le restaurant.
Et parce que Lisbonne ne se résume pas aux jolies terrasses et aux assiettes de poisson grillé, Shoranne recommande aussi d’aller danser la samba dans un ancien gymnase, en face du restaurant de tacos Paloma. Ambiance hangar, danse, chaleur, moment de folie garanti.
Pour la déco, passage obligé chez A Vida Portuguesa, où l’on trouve uniquement de très beaux objets portugais que l’on a immédiatement envie de rapporter chez soi. Et pour les bougies, direction Casa das Vellas Loreto, maison historique et délicieuse adresse à glisser dans son itinéraire.
Enfin, pour une échappée hors de Lisbonne, Shoranne recommande Bar do Peixe, à Meco, pour un déjeuner de poissons face à l’océan, et suggère aussi de regarder du côté du Hangar à Meco. Une sweet escape parfaite, donc, pour prolonger Lisbonne sans rester tout à fait en ville.
Shoranne m’avait en réalité donné beaucoup plus d’adresses (son carnet portugais est manifestement aussi généreux que ses dîners) mais il fallait bien faire un choix pour ne pas transformer cette newsletter en guide Michelin lisboète. Je garde donc le reste sous le coude, et je partagerai volontiers la suite à ceux qui préparent un départ imminent pour Lisbonne ou qui aiment simplement collectionner les bonnes adresses “au cas où”.
Prenez soin de vous,
Caroline Lamaud Dupont
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