Marines
Bonjour à tous,
J’ai toujours été fascinée par les bâtisseurs. Pas seulement ceux qui créent des entreprises, mais aussi ceux qui construisent une œuvre, une réputation, un lieu ou même une simple adresse que l’on se transmet sous le manteau.
Cette semaine, il sera justement question de construction. Celle de Maash, qui tente de réinventer notre manière de produire des protéines. Celle de Paul Graham, dont les idées ont façonné une grande partie de l’écosystème entrepreneurial moderne. Celle d’un jeune étudiant qui transforme une passion pour l’art en véritable projet. Et puis celle, plus intime, de ces voyages que l’on prépare longtemps avant de devoir parfois les remettre à plus tard.
Au programme : innovation, entrepreneuriat, peinture, art de vivre et quelques adresses londoniennes soigneusement sélectionnées pour une escapade qui n’a finalement pas eu lieu.
L’opportunité de la semaine : dernière fenêtre pour Maash
Si Maash figure déjà dans votre radar, vous savez de quoi il s’agit. Si ce n’est pas le cas, il est encore temps, mais tout juste. La levée entre dans sa phase finale, et les places restantes sur la tranche réservée aux investisseurs Anaxago se comptent désormais en semaines.
Maash a développé LoCylia®, une mycoprotéine produite par fermentation industrielle, sans additifs, à coût compétitif et avec un impact environnemental 90 % inférieur à celui des protéines animales. Sur un marché adressable de 110 milliards d’euros par an, la société dispose d’un avantage concurrentiel difficile à reproduire. Le multiple equity cible est de 5x à 7x sur 60 mois.
Et pour ceux qui souhaitent aller plus loin sur les marchés privés, je prépare avec les équipes d’Ambra Capital un webinar dédié au Venture Capital et au Private Equity : tendances de fonds, convictions pour 2027-2028, et opportunités à venir sur les prochains trimestres. Je vous en dis plus très prochainement.
Le parrain discret de la Silicon Valley
Beaucoup d’entrepreneurs à succès se construisent seuls. Peu évoquent des mentors. Mais lorsqu’ils en citent un, c’est souvent Paul Graham.
On connaît le fondateur de Y Combinator, l’un des tout premiers accélérateurs de startups au monde, créé en 2005 et dont le prestige ne s’est jamais démenti. Intégrer une promotion YC reste aujourd’hui encore une forme de Graal pour nombre de fondateurs. On mesure moins, en revanche, l’influence considérable que Paul Graham a exercée sur toute une génération d’entrepreneurs.
L’importance du produit. La place centrale du CTO. L’obsession de résoudre de vrais problèmes. La vitesse d’exécution. L’équilibre parfois fragile entre investisseurs et fondateurs. Une grande partie des codes de la culture startup moderne lui doit quelque chose.
Des milliers d’entrepreneurs continuent de se nourrir de ses essais. Son influence n’a sans doute pas encore été pleinement mesurée, mais elle est partout. Ce que j’apprécie particulièrement chez lui, c’est qu’il reste extrêmement présent. Depuis les débuts de son blog bien sûr, mais aussi aujourd’hui. Il y a un mois encore, il donnait à Stockholm un discours remarquablement clair sur l’entrepreneuriat moderne. La vidéo est sous-titrée et mérite vraiment le détour.
FACILE
C’est le livre dont j’aurais rêvé à 18 ans. Et probablement aussi celui dont rêvent beaucoup de parents.
Imaginé et illustré par Margaux Motin, FACILE s’attaque aux fondamentaux du quotidien avec simplicité, humour et sens pratique. Gestion administrative, organisation, finances personnelles, petits réflexes de la vie adulte : tout y est expliqué de manière concrète et immédiatement applicable.
Le livre s’adresse autant à ceux qui s’apprêtent à prendre leur envol qu’à ceux qui ont déjà quitté le nid mais se découvrent encore régulièrement dépassés par la mécanique parfois absurde de la vie quotidienne. Une excellente idée de cadeau de départ dans la vie. Les illustrations donnent le ton : oui, le quotidien peut devenir beaucoup plus léger lorsqu’on possède les bons outils pour l’apprivoiser.
Peintres de la Marine, rêveurs officiels de la République
Dans le cadre des 400 ans de la Marine nationale, une très belle exposition se prépare à Saint-Vaast-la-Hougue, l’un des plus beaux villages du littoral normand.
À la suite d’une résidence artistique organisée au Château de Tocqueville, quatre Peintres Officiels de la Marine : Nicolas Vial (dont je vous avais déjà parlé ici et dont j’adore la spécialité de peindre sur des cartes), Marie Détrée, Michèle Battut et Christoff Debusschere, exposeront leurs œuvres dans une galerie éphémère installée au cœur du village.
Les Peintres Officiels de la Marine constituent l’un des corps artistiques les plus anciens de France, dont les origines remontent au XVIIe siècle. Peintres, sculpteurs, illustrateurs, photographes ou graveurs, ils sont nommés par le ministre des Armées sur proposition d’un jury. Je trouve ce titre extraordinairement poétique. Peintre de la Marine. Il suffit de le prononcer pour avoir envie de larguer les amarres.
La galerie accueillera les artistes les 4 et 5 juillet, avec un vernissage le samedi 4 à partir de 18 heures. L’œuvre de Nicolas Vial présentée ci-dessus sera exposée aux côtés de La Vaquelotte de Marie Détrée, La Vaquelotte à Barfleur de Michèle Battut et des Homards de la Hougue de Christoff Debusschere (mon coup de cœur personnel).
L’intégralité des œuvres est consultable dans le catalogue de l’exposition ici.
L’opération est menée par Oscar de Prévoisin, un jeune étudiant au goût particulièrement sûr, qui conjugue actuellement l’ESCP et un master d’histoire de l’art à la Sorbonne.
J’aime beaucoup cette initiative qui mêle entrepreneuriat, patrimoine et création contemporaine. Oscar est une personnalité à suivre. Il signe ici son premier projet artistique d’envergure et je parierais volontiers que ce ne sera pas le dernier.
La galerie restera ouverte jusqu’au 31 août. Et toutes les œuvres sont disponibles sur demande auprès d’Oscar de Prévoisin : 06 88 48 84 78
Carnets de voyage- Le Londres que je n’ai pas vu
Je devais être à Londres cette semaine.
Un micro-séjour de trente-six heures réservé plusieurs mois à l’avance, presque sans réfléchir, uniquement pour avoir quelque chose de réjouissant à attendre. J’aimais aussi l’idée un peu symbolique d’être là-bas un 18 juin.
Finalement, la réalité a repris ses droits et je n’ai pas pris le train. Plutôt que de laisser ce programme disparaître dans mes notes, je me suis dit que j’allais vous partager les adresses que j’avais sélectionnées.
L’idée était simple : ne découvrir que des lieux nouveaux. Ou presque. Une exception tout de même avec ce tea time qui reste, à mes yeux, le meilleur de Londres. Tout y est parfait : le thé, le petit-déjeuner, le dîner, le service.
Mon train arrivant tôt, j’avais prévu de déposer mes bagages dans un hôtel sans grand intérêt mais pratique, avant de filer chez Towpath pour le petit-déjeuner. Apparemment, tout y est délicieux. Le porridge au sucre muscovado, noix et beurre aurait ses adeptes fanatiques, tandis que la tartine à l’œuf au plat et à la sauge est devenue une petite institution londonienne.
Je comptais ensuite visiter le Museum of the Home, qui reconstitue des intérieurs britanniques du XVIIe siècle à nos jours, avant de rejoindre à pied la King’s Gallery, que je n’ai encore jamais visitée (une bonne heure de marche, voir deux, un essentiel d’une visite à Londres).
Le lendemain, direction Eltham Palace, dans le borough royal de Greenwich. Ancien palais royal des XIVe au XVIe siècles, abandonné pendant plusieurs siècles, il renaît en 1933 lorsqu’un couple d’héritiers fortunés, les Courtauld, tombe amoureux des lieux et décide d’y construire sa résidence. Le résultat est fascinant : un dialogue spectaculaire entre architecture médiévale et art déco. Ouvert au public, Eltham Palace est aujourd’hui considéré comme l’un des plus beaux ensembles de ce style en Grande-Bretagne et demeure relativement méconnu des visiteurs.
Pour mon unique dîner sur place, j’avais réservé une place au comptoir chez Taq, une institution mexicaine récemment reprise par deux chefs déterminés à lui redonner son éclat. L’adresse a déjà attiré l’attention du Guide Michelin.
Bref, me voilà obligée de retourner à Londres. Il y a pire comme contrainte.
Prenez soin de vous
Caroline Lamaud Dupont






