Bonjour à tous,
Les bonnes bases n’ont rien d’un petit sujet
Mon amie Alix vient de publier son premier livre, Votre argent, vos choix !. Alix a exercé pendant plus de dix ans comme banquière privée au sein de l’une des grandes maisons parisiennes les plus renommées. Dix ans : j’aime être entourée de gens qui s’inscrivent dans le temps long. Ça devient presque une singularité.
Dix ans à parler d’argent, bien sûr, mais surtout à accompagner des personnes et des familles. À constater que, quels que soient les revenus ou le patrimoine, on finit toujours par revenir aux mêmes questions : de quoi ai-je besoin ? Qu’est-ce que je veux construire ? Qui ai-je envie de protéger ? Et dans quel ordre est-ce que je m’y prends ?
La banque privée a quelque chose de la médecine de famille. Pour bien conseiller, il faut connaître les projets, les inquiétudes, les histoires de couple, les enfants, parfois les non-dits. C’est cette dimension du métier qui a passionné Alix. Et puis, forcément, elle est aussi devenue cette amie à qui l’on pose toutes ses questions d’argent.
Elle en a tiré une méthode accessible, concrète, pour mettre ses finances en ordre et prendre ses décisions avec davantage d’assurance. Lire son livre, c’est profiter en accéléré de ce qu’elle a appris au fil de ces années : ce qui aide à avancer, ce qui bloque, ce que l’on aurait aimé comprendre plus tôt. Une bonne manière de s’offrir un peu de l’expérience d’une banquière privée, sans attendre d’avoir le patrimoine qui va avec.
→ Découvrir Votre argent, vos choix !, d’Alix de Renty, aux éditions Albin Michel
Yann Le Cun, ou le plaisir de ressortir d’une conférence sur l’IA un peu moins inquiète
Puisque nous parlons d’amitié : choisissez-vous des amies qui vous prennent une place pour une conférence de Yann Le Cun à Sciences Po avant qu’elle affiche complet.
Grâce à cette amie en or, j’ai donc assisté mercredi à la première Grande Conférence du cycle annuel organisé par Sciences Po, une conversation entre Yann Le Cun, prophète IA devant l’éternel, chercheur turned chef de labo pour le groupe Meta turned entrepreneur avec Ami Labs (900 millions d’euros levés pour développer des world models).
La très bonne nouvelle ? La conférence était sans doute le truc le plus rassurant que j’ai pu entendre sur l’IA ces derniers temps (je passe sur la grande pause, et je vous laisse écouter ce que dit Yann Le Cun de Dario Amodei, le fondateur d’Anthropic et de ceux qui financent Anthropic au départ…), l’encore meilleure nouvelle ? Vous pouvez la visionner ici gratuitement en replay et je compte bien le faire aussi.
Si la conférence m’a autant passionnée qu’elle m’a rassurée (regardez bien la partie ou Yann Le Cun fait l’analogie entre tout le texte disponible sur internet, la puissance des LLM versus la force d’apprentissage d’un enfant de 4 ans dans ses 16 000 heures d’éveil au monde, oui comme ça ça parait étonnant mais faites moi confiance c’est à la 38 ème minute environ, et la conférence démarre vraiment à 9:55), depuis mercredi je me demande un peu si Yann Le Cun est très confiant sur le fait que les LLM ne vont jamais nous dépasser versus ce qu’il est en train de construire qui pourrait clairement changer la donne….Vous me direz ce que vous en pensez.
La ville de demain commence parfois chez son voisin de table
Mardi soir, j’étais au dîner du Choiseul Ville de demain, dont je suis heureuse d’être à nouveau lauréate cette année, dans la catégorie « Investisseurs et conseil ». Une distinction qui me touche, et dans laquelle je vois aussi une reconnaissance du travail accompli avec les équipes d’Anaxago depuis quatorze ans.
Le palmarès de l’Institut Choiseul met à l’honneur des dirigeants de 40 ans et moins qui contribuent à transformer nos villes : leur construction, leur financement, leurs usages, leur adaptation aux enjeux environnementaux. Il s’intéresse à leurs parcours, à leur capacité d’innovation et à l’impact concret de leur action. Une manière de regarder qui prépare les lieux dans lesquels nous vivrons, travaillerons et investirons demain.
À ma table, justement, il y avait Charles Ruelle, fondateur de Sezame, dont j’aime beaucoup le concept. Son point de départ parlera à de nombreux indépendants et entrepreneurs : avoir les moyens de payer son logement, mais un dossier qui ne coche pas encore toutes les cases d’une banque.
Sezame propose de passer par la location-accession : l’entreprise achète le logement, le futur acquéreur s’y installe, puis dispose d’un temps pour constituer son apport et consolider son dossier de financement avant de le racheter, à un prix fixé dès le départ. Le dispositif a ses conditions et son coût, bien sûr. Mais l’idée mérite qu’on s’y arrête : permettre au calendrier immobilier de mieux épouser celui d’une vie professionnelle. Quand on entreprend, on sait à quel point les deux peuvent être désynchronisés.
Parmi les autres lauréats, deux démarches m’ont également donné envie de regarder de plus près ce qui se prépare.
Plateau Urbain, fondé par Simon Laisney, s’attaque à ces mètres carrés qui restent vides pendant que d’autres cherchent désespérément un endroit où travailler. La coopérative organise l’occupation temporaire de bâtiments et y propose des espaces abordables à des associations, des artistes ou des entrepreneurs. Faire vivre un lieu pendant qu’il attend sa prochaine vie : l’idée est simple, et elle pose une question intéressante à tout propriétaire. Que pourrait accueillir mon bâtiment dès maintenant ?
Roofscapes, cofondé par Eytan Levi, nous invite à lever les yeux. L’entreprise développe des plateformes en bois végétalisées au-dessus des toitures existantes, notamment en pente, pour créer des espaces extérieurs et limiter la surchauffe des bâtiments. Une autre façon de regarder les toits, comme une surface susceptible de contribuer au confort des habitants et à l’adaptation de la ville. Pour qui aime Paris et a déjà passé un mois de juillet sous les combles, le sujet est assez facile à comprendre.
Ces trois démarches me parlent parce qu’elles ramènent l’immobilier à des questions très quotidiennes : pouvoir acheter, trouver sa place, habiter confortablement. Elles nourrissent aussi mon regard d’investisseure. La valeur d’un lieu dépend de sa capacité à répondre à ce que les gens attendent de lui. Et ces attentes évoluent, parfois beaucoup plus vite que les murs.
L’opportunité de la semaine : Maash, ce qui se prépare derrière nos assiettes
Vous connaissez mon intérêt pour ce que nous mettons dans nos assiettes. Il m’amène aussi, parfois, à regarder les entreprises qui en préparent les futurs ingrédients. Cette semaine, direction la Moselle, où Maash travaille à donner une nouvelle vie industrielle à un ancien site de Metabolic Explorer.
Cette entreprise belge développe LoCylia, un ingrédient issu de la fermentation de champignons microscopiques, riche en protéines et en fibres, destiné aux fabricants de produits alimentaires. Ce que l’on appelle une mycoprotéine. Derrière ce mot un peu technique, une ambition très concrète : produire en Europe une nouvelle source de protéines, à une échelle et à un coût qui permettent aux industriels de l’intégrer à leurs recettes.
Maash vient de franchir une étape avec l’annonce de 12,15 millions d’euros de financements, dont 5,85 millions levés en capital auprès d’Ambra Capital, InvestPro, Bpifrance Amorçage Industriel, Tereos et Nordzucker. Le complément associe 4,3 millions de soutien du programme « Première Usine » et un prêt Bpifrance de 2 millions. Ces moyens doivent permettre de lancer l’unité de démonstration de Carling-Saint-Avold et de préparer la montée en puissance industrielle. L’annonce du financement
Ce qui m’intéresse dans ce dossier, c’est précisément cette étape. Pour qu’une innovation alimentaire trouve sa place, il faut parvenir à la produire régulièrement, à un prix acceptable, et convaincre des clients de l’adopter. La présence au capital de Tereos et de Nordzucker, deux grands acteurs de la transformation agricole, prend ici tout son sens. Ces partenaires apportent une connaissance des matières premières, des procédés industriels et des marchés que le financement seul ne procure pas. Tereos collabore notamment avec Maash sur les matières premières nécessaires à la fermentation. Le rôle des partenaires industriels
C’est un pari entrepreneurial sur la façon dont nous produirons une partie de notre alimentation. La réussite dépendra désormais de l’exécution industrielle, de la maîtrise des coûts et du développement commercial.
Sélectionné par les équipes d’Ambra Capital, Maash reste accessible à l’investissement sur Anaxago. Pour celles et ceux qui souhaitent explorer ce dossier, les souscriptions sont encore ouvertes.
→ Découvrir Maash et consulter le dossier d’investissement sur Anaxago
Investir dans une jeune entreprise non cotée comporte un risque de perte partielle ou totale du capital et d’illiquidité. Cet investissement s’envisage sur le long terme, au sein d’un portefeuille diversifié.
Une retraite, un tablier et quelques bonnes surprises
Le week-end dernier, j’étais près de Fontainebleau pour une retraite de yoga organisée par Élodie Raoul. Ma mission : faire la cuisine pour les dix personnes présentes. Une première comme cheffe sur une retraite, et une occasion de consacrer tout un week-end à cette passion qui me nourrie beaucoup.
J’avais envie de repas généreux, colorés, qui fassent du bien et surtout plaisir. J’ai beaucoup réfléchi aux menus, aux associations, à ce que l’on aurait envie de manger après les pratiques. Et, une fois n’est pas coutume, j’ai particulièrement soigné les desserts. Le sucré n’est vraiment pas ma spécialité. Je suis beaucoup plus à mon aise du côté du salé. Cette fois, je me suis pourtant lancée dans les tartes crues et les desserts vegan, avec une question assez simple : est-ce que ce sera aussi bon que ça en a l’air ?
Une tarte crue citron-basilic, une autre chocolat-poire-noisette et un mochi cake au chocolat (oui c’est aussi décadent que ça en a l’air en le lisant) plus tard, la réponse est oui. Franchement, c’était divin. De la fraîcheur, du chocolat, des textures qui changent : j’ai été la première surprise d’aimer autant des recettes que je n’aurais pas spontanément choisies.
Je vous partage les recettes des deux tartes crues et du mochi cake au chocolat, ainsi que les menus du week-end pour celles et ceux qui cherchent quelques idées. À refaire très volontiers, même sans retraite de yoga au programme.
→ Les recettes des tartes crues
→ La recette du mochi cake au chocolat
→ Les menus que j’ai conçu pour la retraite
Prenez soin de vous,
Caroline Lamaud Dupont
Les images qui illustrent cette newsletter
Cette semaine, les grands ciels et les cavaliers de Mark Maggiori accompagnent ces lignes. Cela fait des années que je vous parle de lui, et autant que je rêve de m’offrir une de ses œuvres. Ce week-end, à Jackson Hole, les 31 œuvres de sa vente « Rise of the Western Lights » ont totalisé 9,32 millions de dollars. Parmi elles, The Prophecy a atteint 1,3 million de dollars, Life Is a Bronc 850 000 dollars et All Star West 800 000 dollars. Les œuvres et les résultats sont à découvrir ici.
Pendant que je rêvais, d’autres achetaient.
Je suis évidemment ravie de voir son travail rencontrer un tel succès. Un peu moins de constater que mon projet d’accrocher un de ses tableaux chez moi semble s’éloigner à chaque vente.
La prochaine fois que je vous parle d’un artiste avec autant d’insistance, vous feriez peut-être bien d’investir. Et moi, de suivre mes propres conseils.
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