Si je partais à Londres ce week-end
Éloge d’une ville qui se vit tôt, vite, et toujours avec plaisir.
Si je partais en week-end à Londres…
À Londres, j’adore commencer la journée tôt : la ville est déjà en mouvement, vibrante, presque pressée de vivre. La dernière fois que j’y suis allée, en 2019, on courait chaque matin dans un parc différent avant d’attraper un scone et un café chez Muriel’s Kitchen. Les parcs londoniens sont pour moi de vrais refuges : beaux, apaisants, essentiels dans une ville qui file à toute allure.
Mes haltes gourmandes
Mon rituel immuable : The Wolseley, pour le thé ou le déjeuner (scones are mandatory). Un décor théâtral, un service impeccable, un snobisme délicieux que seule Londres maîtrise.
Dans un tout autre esprit, St. John me fait rêver depuis des années, temple d’une cuisine sans fard, brute de décoffrage.
Pour un petit-déjeuner (ou n’importe quel repas) sans faute, Granger & Co est toujours une valeur sûre. Et même si Londres est le royaume d’Ottolenghi, mon dîner chez Nopi m’avait un peu déçue — contrairement aux recettes de Simple, qui ne manquent jamais leur effet à la maison.
Côté douceurs, impossible d’oublier Ben’s Cookies : longtemps, chaque membre de l’équipe qui partait à Londres revenait avec une boîte. Moins indécents que ceux de Levain Bakery à New York, mais un vrai classique.
Le soir, j’aime l’atmosphère chic et chaleureuse des restaurants The Ivy, et leur fameux miso black cod. Pour une soirée différente, Electric Cinema reste un bonheur : cocktail à la main, film dans un fauteuil moelleux. Et en tant que grande fan de sushi, Sumi me fait rêver depuis longtemps avec ses rolls ultra-graphiques importés de New York.
Et bien sûr : les Soho Houses, chacun avec sa personnalité. Clubs privés, mais certains restaurants sont accessibles aux non-membres.
Balades, shopping, culture
Un passage chez Liberty est pour moi indispensable — j’y trouve notamment les pulls d’hiver des enfants.
J’aime aussi Koibird, plus pointu, et l’incontournable King’s Road, même si chez Rixo, je préfère la boutique aux matières.
Harrods, surtout son incroyable food hall, vaut toujours le détour pour ramener de petits trésors.
Côté culture, je filerai voir l’exposition Chanel au Victoria & Albert Museum, puis l’accrochage actuel de la Tate, qui semble superbe. Le quartier autour est énergisant, un autre visage de Londres.
Et puis il y a mes quartiers de cœur : Notting Hill, Portobello, Camden… et West Hampstead, où j’habitais. Charmant, moins couru, avec une lande magnifique, plein de pubs, de petites boutiques adorables. C’est un coin où je retourne toujours avec plaisir.
Où dormir ?
L’hôtellerie londonienne est hors de prix, mais c’est une ville dans laquelle je ne louerais jamais un Airbnb — j’ai trop connu l’état des “pipes” dans les appartements résidentiels.
Avec mon mari, on a nos habitudes à l’Hôtel Kensington : cher, mais très confortable et très bien situé.
Quand je voyage seule, je réserve au Rookery. J’ai un faible immense pour leurs chambres anciennes, leurs lits à baldaquin, leurs baignoires sur pied, et surtout pour le petit-déjeuner servi sur plateau d’argent dans la chambre (il n’y a d’ailleurs pas de salle dédiée, ça ne me gêne pas, mais il faut le savoir).
Je n’ai jamais testé d’hôtel moderne à Londres, mais certaines adresses proposent des vues spectaculaires sur la ville — un critère à garder en tête.
Merci d’avoir pris ce moment avec moi.
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Et si vous avez une adresse coup de cœur à Londres : écrivez-moi, j’adore enrichir mon carnet.
Prenez soin de vous,
Caroline


