Succession
Newsletter #257
Bonjour à tous,
Cette semaine, on parle de ce que l’on construit, de ce que l’on transmet, de ce que l’on protège… et, heureusement, aussi de ce qui nous distrait. Au programme : un épisode d’Argent Conté sur la succession, quelques pistes pour penser une allocation plus sélective dans un marché prudent, le retour très concret des business brick and mortar, un détour inattendu par l’histoire du PSG, une addiction parfaitement assumée à Rivals, et quelques idées de dernière minute pour sauver la fête des mères avec panache.
Bref, une newsletter un peu patrimoniale, un peu entrepreneuriale, un peu britannique, et très week-end.
Il y a les 93 % de Français qui ne font pas de testament, et il y a ceux qui, à 96 ans, ont déjà acheté leur caveau et fait inscrire leurs noms et dates… 1929-202… L’anecdote est vraie, elle vient d’une de mes auditrices qui a écouté l’épisode en avant-première. Elle aurait même demandé à son père de ne pas faire graver le 2 de la décennie 2020.
Bref, tout ça pour dire que l’immense majorité d’entre nous n’a même pas le bout d’un début de succession préparée. Et même si le sujet inquiète, angoisse, donne l’impression de porter malheur, il est majeur dans l’organisation de la transmission d’un patrimoine. Comme pour beaucoup de situations, la non-préparation coûte extrêmement cher.
On passe des années à construire une vie, à créer un patrimoine. À investir. À acheter de l’immobilier. À optimiser sa fiscalité. À préparer sa retraite. Mais presque personne ne prépare réellement la transmission de tout ça. Et pourtant, dans les quinze prochaines années, près de 9 000 milliards d’euros vont changer de mains en France. On parle d’un transfert patrimonial historique.
Sauf que derrière les chiffres, il y a aussi des familles perdues, des documents introuvables, des conflits, des comptes oubliés, des assurances-vie jamais réclamées… et désormais des cryptos, des comptes numériques et toute une vie digitale qui survit après nous.
Le sujet est à la fois patrimonial, technologique, juridique… mais aussi profondément humain.
Et pour en parler, j’ai eu la joie de recevoir Alexia Arno, cofondatrice et CEO de Clésame. Alexia est diplômée notaire, entrepreneure, spécialiste des enjeux de transmission et de succession, et elle travaille depuis plusieurs années sur un constat assez simple : aujourd’hui, nos vies patrimoniales sont devenues extrêmement complexes… mais leur transmission reste encore largement archaïque.
Avec elle, dans ce nouvel épisode d’Argent Conté, on va parler :
des plus grosses erreurs faites par les familles ;
de ce qui se passe vraiment lors d’une succession ;
des actifs oubliés ;
des cryptos et de la mort numérique ;
du rôle du notaire aujourd’hui ;
et surtout de comment mieux transmettre son patrimoine sans laisser un chaos administratif et émotionnel derrière soi.
Franchement, même si vous pensez être “trop jeune” pour ce sujet, je pense que cet épisode peut vous faire gagner énormément de temps, d’argent… et éviter beaucoup de problèmes à vos proches.
Bonne écoute.
🎧 Écouter ici l’épisode d’Argent Conté sur la Succession
Marchés prudents, investisseurs sélectifs
Dans un environnement encore attentiste, l’enjeu n’est pas de chercher le rendement pour le rendement, mais de mieux organiser son risque. Aujourd’hui, l’allocation me semble devoir privilégier les opérations à horizon court ou intermédiaire, notamment en immobilier ou en dette privée, lorsqu’elles sont portées par des opérateurs solides et offrent une visibilité suffisante sur la sortie. Comme ici, où l’adresse et le prix d’achat font tout.
À côté de cette poche plus défensive, les supports à distribution régulière peuvent jouer un rôle utile : ils remettent du rythme dans le portefeuille et permettent de ne pas dépendre uniquement d’une plus-value finale. Enfin, pour les profils capables d’accepter une vraie illiquidité, une exposition limitée au private equity ou au venture capital, à l’image d’Ambra Tech Opportunities (découvrir Ambra Tech Opportunities), peut constituer une poche de performance long terme.
En clair : une allocation équilibrée pourrait combiner une majorité d’opérations courtes ou distributives, et une poche plus réduite, autour de 5 à 10 %, sur des stratégies de croissance non cotées. De quoi rester investi, mais avec un peu plus de méthode que d’optimisme béat.
Le retour du business qui a pignon sur rue
Il y a quelques années, tout le monde voulait lancer son SaaS. Aujourd’hui, pendant que certains cherchent encore l’idée qui “scale”, une autre économie avance, plus discrète, plus concrète, presque rassurante : celle des business brick and mortar. Ces activités physiques, locales, incarnées : un studio de head spa (on ne rit pas), un atelier de bijoux permanents (rebelote), un club de padel, une expérience bien-être, ont longtemps été regardées comme moins sexy que la tech. Et pourtant, elles racontent quelque chose de très actuel : après des années d’abstraction numérique, les consommateurs veulent du tangible, du rituel, de l’attention, une adresse où aller, un rendez-vous à attendre.
C’est là qu’un outil comme Exploding Topics devient intéressant. Il ne prédit pas l’avenir, mais il capte les frémissements avant qu’ils ne deviennent des évidences : une recherche qui grimpe, une pratique qui se diffuse, un usage qui passe de niche à marché. On y voit émerger des signaux très concrets : le head spa japonais, la luminothérapie rouge, les bains froids (Paris, suivez mon regard) autant de petits marchés qui n’ont pas besoin d’un pitch deck de 80 pages, mais d’un bon emplacement, d’une exécution soignée et d’un sens aigu du moment.
Au fond, c’est peut-être cela, le luxe entrepreneurial de 2026 : ne pas forcément inventer une révolution, mais repérer avant les autres ce que les gens sont déjà prêts à payer, réserver, attendre… et recommander.
Le PSG raconté comme une saga française
Si on m’avait dit un jour que je consacrerais trois heures de ma semaine (petit bout par petit bout, heureusement j’étais de corvée jardinage le soir cette semaine) à écouter un podcast dédié au PSG, je ne l’aurais sans doute pas cru. Mais la team Fleurons a encore frappé. J’ai appris plein de choses, un joli moment sur le foot parisien mais aussi sur le foot français. Les deux premières heures valent vraiment le coup, j’ai trouvé ça moins intéressant sur la fin. À mon avis, il peut s’écouter en mode un peu plus rapide que ce que j’ai fait.
Mais j’ai bien aimé découvrir l’histoire un peu fratricide du PSG et du PFC, l’origine du Saint-Germain dans le nom du club et les grandes années de fondation. Je ne sais pas si, historiquement, il y a eu des référendums parisiens mieux plébiscités que celui de 1967 sur la création d’un club de foot pour la ville. Dinguerie. Un petit break sympa pour le week-end.
Rivals, ou le grand bain de mousse britannique
En parlant de plaisir, coupable cette fois, je crois que je suis en train de devenir sérieusement addict à Rivals. Et je ne suis manifestement pas la seule : la presse britannique semble avoir décidé, elle aussi, que cette adaptation de Jilly Cooper était le grand bain de mousse dont la télévision avait besoin.
Rivals a tout ce qui fait le succès d’une bonne série British quand elle accepte de ne pas trop se prendre au sérieux : une brochette d’excellents acteurs, des dialogues pointus et délicieusement venimeux, des rivalités de pouvoir, des adultères, des brushings, des épaules larges, des demeures dans les Cotswolds (mon prochain grand voyage) et cette joie assez rare de montrer des corps beaux mais normaux. Des corps qui existent, qui vieillissent, qui bronzent trop, qui transpirent, qui se désirent. Loin de la plastique glacée des séries trop calibrées.
L’intrigue suit les affres, ambitions et coups bas de magnats de la télévision dans l’Angleterre des années 80, entre aristocratie débraillée, nouveaux riches, journalistes en crise d’ego et producteurs prêts à tout pour gagner la guerre de l’audience. Ce n’est pas d’une intensité dramatique folle, et c’est justement ce qui fait du bien : on regarde moins pour savoir “ce qui va se passer” que pour le plaisir de rester encore un peu dans ce monde absurde, sexy, excessif, très mal élevé et très bien habillé.
La photographie est superbe, les intérieurs donnent envie de tout plaquer pour une maison dans les Cotswolds, David Tennant cabotine avec une gourmandise parfaite, Aidan Turner et Alex Hassell ont l’air d’avoir été inventés pour porter des chemises ouvertes, et l’ensemble réussit ce petit miracle : être à la fois complètement frivole et extrêmement bien fait.
En réalité, Rivals est moins une série qu’un plaisir assumé. Un bonbon anglais au champagne tiède, à la moquette épaisse et aux mœurs discutables. C’est camp, drôle, sensuel, parfois grotesque, souvent très chic malgré soi. J’ai adoré.
Dernière minute : sauver la fête des mères avec panache
Et last minute, des petites idées pour la fête des mères, parce qu’apparemment certains attendaient la liste dimanche dernier.
Pour faire plaisir : n’importe quelle pièce de chez La Veste. Oui, ça va vous paraître trop coloré et importable ; en réalité, ça se met très bien et ça apporte du soleil dans une garde-robe. Les incontournables sont les pantalons : ce modèle taille petit, ce modèle taille grand, toutes les couleurs sont merveilleuses.
La marque de bijoux Daphine a été relancée récemment, les prix sont relativement “abordables” et vous les trouverez au Bon Marché, donc pratique en last minute, avec la possibilité de composer un collier avec plusieurs gris-gris, dont des initiales (ça marche toujours pour la fête des mères) et pas mal de pampilles très jolies, type ça, ça ou ça.
Pour les colliers lettres un peu plus pointus, il y a aussi les puffy charms de Roxanne Assoulin. Là, ça fait très au courant, canon avec une longue chaîne.
Pour des cadeaux de week-end ou de vacances, n’importe quel trajet avec Chemins Voyages, qui organise des séjours avec des vélos électriques partout en France et en Europe, ou Riverly (anciennement Locaboat) qui loue des Pénichettes sans permis et permet de se balader en croisière sur tous les cours d’eau français. Une joie rien que d’en parler.
Voilà, j’ai plein d’autres idées, mais ça devrait faire l’affaire. Je ferai la même liste prochainement pour la fête des pères.
Prenez soin de vous,
Caroline Lamaud Dupont









J’ai particulièrement apprécié cette édition.
On parle souvent d’investissement, de performance ou d’optimisation patrimoniale, mais beaucoup plus rarement de transmission. Pourtant, c’est probablement l’un des sujets les plus importants. Construire un patrimoine prend des décennies ; ne pas préparer sa transmission peut parfois en détruire une partie en quelques mois.
Le chiffre des 9 000 milliards d’euros qui vont changer de mains dans les prochaines années donne le vertige, mais derrière lui il y a surtout des histoires familiales, des choix de vie et des responsabilités.
J’ai aussi trouvé très juste le rappel sur l’allocation : dans un environnement plus incertain, la sélectivité, la qualité des opérateurs et la visibilité sur les sorties comptent davantage que la recherche du rendement maximal.
Une lecture qui remet utilement les priorités en perspective.